A 3 jours du début du Congrès, quelques premières impressions ...
Après presque 25 heures de trajet (Stéphane Dérédjian est passé me chercher à 8h hier, je suis arrivé à 9h ce matin - l'heure française = l'heure locale, donc pas de décalage horaire), on est accuilli par deux personnes de l'équipe organisatrice. La bannière d'accueil, les visages souriants, le soleil au rdv, au loin les collines qui entourent le Cap, le contact qui passe déjà bien entre les 3 Russes et nous, 2 délégués de la France - tout pour me rendre reconnaissant.
Un car nous attend pour nous conduire vers le centre-ville où se situe l'immense centre de conférences. On nous informe qu'au lieu des 4.500 personnes attendues, il y aura plutôt 6.500. Espérons, prions que les délégués chinois et ouest-africains seront parmi nous et que les problèmes de visa de dernière minute ne feront pas obstacle.
Alex, l'un des Russes, m'explique - dans un anglais sans faute - que l'Eglise évangélique russe est en déclin et que les conversions de masse post-révolution s'avèrent superficielles et peu durables. Ceci malgré le fait que 1000 personnes assistent au culte où il est l'un des pasteurs et aussi professeur dans le séminaire rattaché à son Eglise (AT et Hébreu).
Mais la conversation s'estompe à la vue des bidonvilles (townships) longeant la route qui relie l'aéroport (très classe, hommage à la coupe du monde, sans doute) au centre ville. A un moment donné, les abris basiques en bois, en plastique ou en carton cèdent la place à des constructions en béton avec des toits en métal. Le slogan annonce un projet de grande envergure : quitter les bidonvilles pour la dignité - en réalité le pourcentage des bidonvilles ayant connu cette transformation vers la dignité est minime.
Et en tout cas, le contraste entre ces deux types d'habitation (très) modestes est englouti par la juxtaposition de ces derniers avec deux golfs de luxe, des deux côtés de l'autoroute. Point besoin de quitter la France pour se rendre compte du gouffre qui sépare les riches et les pauvres - rappelez-vous de notre culte du dimanche dernier ? - mais il y a tout de même des endroits au monde où c'est tellement frappant que l'on est réduit au silence, où l'on se pose des questions.
Et tout cela dans le contexte de notre lecture de la Genèse, qui nous rappelle la grandeur de la création où l'homme trouve sa place et sa dignité en étant l'image de Dieu. Qui nous rappelle aussi qu'il perd sa voie dans l'éloignement tragique de Dieu et de sa volonté - ce qui l'éloigne inéluctablement de son prochain. Heureusement que notre berger et le gardien de nos âmes est venu nous chercher et nous conduire sur les sentiers de la justice (1 Pierre 2.24-25)
Merci pour les nouvelles et garde le bon cap!
RépondreSupprimerBon séjour dans ce pays où l'extrême pauvreté contraste tant avec le luxe. Que Dieu t'accompagne au Cap comme Il le fait chaque jour.
RépondreSupprimerContent de savoir que tu es bien arrivé!
RépondreSupprimerUn encouragement avec Colossiens 2 verset 3.
Très bonne journée au cap-étien!!!